His Holiness the Dalai Lama, Tibet and Tibetan  

RADIO NIMBOODA 

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Jan. 05 25

Version imprimable Sentences publiques à LHASSA


Voici le quotidien des Tibétains : les sentences publiques, puis... les exécutions publiques. De nombreux prisonniers !!... chacun encadré par 2 policiers. C'est l'humiliation publique avant l'assignation de la peine. Un slogan du type "Bhod Rangzen !!" (=Tibet Libre), ou une photo du Dalaï-Lama dans la poche ? Et voici la sentence: plusieurs années de prison. Si c'est une récidive, ce peut être l'exécution... Les exécutions sont également publiques. Elles ont lieu à la sortie de Lhassa dans un enclos, deux virages avant un Bouddha sculpté dans la pierre, sur la route de l’aéroport dans le flanc de la colline. L’été, les touristes s’arrêtent et prennent en photo le Bouddha, sans se douter de ce qu’il se passe parfois à 500 mètres de là. On a creusé dans la montagne la dernière demeure de certains prisonniers. Des "prisons-tunnels", car on ne s’en échappe pas : il n’y a qu’une entrée. On peut y exécuter sans témoin. Les cris se perdent dans les profondeurs du sol, de la montagne. Cette terre sacrée qui doit normalement rester inviolée pour les Tibétains. Pendant le "Grand bond en avant" de Mao, la famine faisait rage au Tibet. Les prisonniers infectés par des vers étaient atteints de diarrhée : pour se nourrir, ils nettoyaient les vers et les mangeaient. VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME Au Tibet, pendant que M. Chirac dit que "Les droits de l’homme sont universels, mais qu’ils peuvent être interprétés de différentes manières selon les cultures", mon amie a été empalée vivante dans une prison : un pieu dans l’anus que ses bourreaux lui enfonçaient davantage quand ils n’obtenaient pas les informations qu’ils cherchaient. Entre autres sévices, les tortionnaires Chinois ont mis des matraques électriques dans le vagin des nonnes, coupé des mamelons, forcé des nonnes à manger leurs excréments, certains enfants à tuer leurs parents. A Lhassa, on prononce les sentences en public. Gyrophares allumés, sirènes hurlantes, les voitures de police suivent le cortège des camions qui transportent les prisonniers exhibés à la foule. Dans chaque camion, les militaires armés font une demonstration de force, en fixant les passants de chaque coté de la rue. Au-dessus de la cabine du chauffeur, une mitrailleuse est pointée sur la foule. Ils effectuent le tour de la ville. Puis ils s’arrêtent au centre ville et prononcent la sentence dans la rue au milieu de la foule. Source : France-Tibet